Les règles furent souvent un sujet très tabou au cours du temps. D’ailleurs, le mot tabou, vient du terme polynésien “Tapu”, a été importé en 1778 en Europe par le navigateur James Cook qui revenait des îles Hawaï. En fonction des périodes, les gens n’avaient pas les mêmes opinions à propos des règles (elles pouvaient être mal vues par la société).
À l’Antiquité,
Les femmes utilisaient diverses méthodes pour gérer leurs menstruations, selon les régions et les ressources disponibles. Certaines confectionnaient des protections à partir de coton, de lin ou de laine, qu’elles enroulaient autour d’un bâtonnet servant d’applicateur avant de l’insérer dans le vagin. Toutefois, ces pratiques variaient beaucoup d’une culture à l’autre.
En Égypte, par exemple, les femmes fabriquaient leurs protections menstruelles en utilisant du papyrus ramolli et roulé en tampons rudimentaires.
Au Moyen Âge,

Il n’existait pas de protections hygiéniques standardisées. Ne portant pas de culottes, le sang menstruel s’écoulait donc librement et était en grande partie absorbé par les multiples couches de jupes et de jupons.
Selon leur milieu social, certaines utilisaient des chiffons (appelés parfois “chauffoirs”), maintenus par une ceinture de tissu. Cette pratique est à l’origine de l’expression anglaise “on the rag”. Les femmes plus modestes se contentaient de laisser le sang couler, parfois en portant des jupons de règles.
L’influence religieuse rendait inconcevable l’idée d’introduire quoi que ce soit dans le vagin, ce qui empêchait le développement de protections internes.
C’est aussi une période où beaucoup de femmes contrôlaient instinctivement leur flux, elles utilisaient le flux instinctif libre.
Avec la révolution industrielle,
La production de protections menstruelles commence réellement. L’entrée des femmes sur le marché du travail accroît la demande, mais les premiers modèles, notamment les serviettes commercialisées par Johnson & Johnson en 1896, échouent à cause des tabous. Les femmes n’osent pas les acheter.
Durant la Première Guerre mondiale,
Les infirmières utilisent des pansements en cellulose très absorbants. Après la guerre, Kimberly-Clark réemploie cette matière pour créer la première serviette hygiénique moderne : Kotex. L’absorption est bonne, mais ces serviettes tiennent mal en place, et leur achat reste discret, souvent relégué à l’arrière-boutique.
Dans les années 1930, l’évolution des mentalités et les mouvements pour les droits des femmes permettent l’apparition du premier tampon avec applicateur, Tampax, en 1931. Une révolution qui reste d’abord réservée aux femmes aisées.
Les années 1960 marquent un tournant :
- Amélioration du confort et de la forme ;
- Commercialisation des premières serviettes adhésives (Stayfree, 1969) ;
- Les tabous disparaissent progressivement. Les protections commencent à être vendues librement en magasin.
Dans les années 1990, les serviettes deviennent plus fines et plus performantes.
Catégorie – cup menstruelle | MypadsDans les années 2000, l’attention se porte sur la composition : matériaux hypoallergéniques, antibactériens et plus naturels.
Le XXIème siècle :
Aujourd’hui, de plus en plus de femmes recherchent des solutions plus saines pour leur santé. Les protections menstruelles à usage unique, comme les tampons et les serviettes jetables, contiennent souvent des matières synthétiques et génèrent beaucoup de déchets. Elles peuvent également provoquer des inconforts chez certaines personnes lorsqu’elles sont utilisées de manière répétée.
C’est pourquoi les protections menstruelles réutilisables connaissent un véritable essor. Elles sont perçues comme meilleures pour le corps, plus économiques sur le long terme et plus saines. Les serviettes hygiéniques lavables, les culottes menstruelles, les cups et les disques menstruels peuvent être réutilisés pendant plusieurs années, simplement en les rinçant à l’eau froide puis en les lavant.
Les femmes font aujourd’hui davantage attention à la composition des produits qu’elles utilisent.












